
Journal Alaska Terre de Feu, 30 novembre
Torres del Paine; le temps incertain et les petits problèmes de santé de JP nous incitent a annuler le plan de balade au refugio chileno, sous les Torres… Regrets…
Nous arrivons à Pto Natales sous le soleil, on y revoit, de loin, au fond d’une baie tranquille, le Cerro Paine Grande! Le Balmaceda n’est pas mal non plus; Finalement, la bretagne si jolie avec ses iles, rochers, petites maisons blanches serait encore plus merveilleuse avec les montagnes et les glaciers…Teresa, (Hostal Patagonia) nous accueille avec chaleur et enthousiasme; nous camperons dans la rue apres avoir diné au “ Don Jorge” (un peu cher ), d’un fameux “ Cordero asado al palo”.
Avant d’arriver à Punta Arenas, nous visitons la Pinguinera ( lieu où se retrouvent les pingouins, venant du Brésil, chaque année, pour la reproduction), sous un soleil chaud, rafraichi par un vent marin. Les pingouins sont tres drôles; ils se dandinent quand ils marchent. Ils hésitent à plonger dans 20 cm d’eau; on dirait qu’ils admirent leur reflet dans l’eau. Ils passent de leur terrier à la plage, d’où ils partent pour pecher pendant des heures, par groupes de deux ou trois, ignorent ceux qu’ils croisent et trébuchent sur le moindre caillou. Nous restons émerveillés par le spectacle de leurs déambulations comiques.
Pta Arenas est une grande ville (plus de 100000habitants) où nous avons du mal à trouver une chambre. Finalement, nous campons devant l’hotel où nos amis ont finalement élu domicile, dans une rue bruyante, sous la pluie, après un diner sympa, tous les quatre dans la cuisine de l’hotel.
La route est belle et asphaltée jusqu’au ferry qui traverse le détroit de Magellan. La traversée est courte mais nous permettra d’admirer les évolutions acrobatiques de plusieurs dauphins blancs et noirs (toninas), accompagnant le ferry. Un groupe de sympathiques touristes francais, admiratifs, nous assaillent de questions sur notre voyage. Nous devons encore endurer une centaine de km de ripio jusqu’à la frontière Chili/ Argentine, avant de retrouver l’asphalte jusqu’à Rio Grande. Au passage, aucune demande d’assurances pour entrer en Argentine; nous en déduisons que l’exigence du policier du premier passage en Argentine etait une truanderie ( comme l’avait suspecté Ignacio..). La nuit est mouvementée car nous commencons par camper sur la Plaza de Armas, devant l’hotel où sont nos amis, mais comme le traffic reste important tard dans la soirée (nous sommes un Vendredi), nous decidons de chercher un endroit plus tranquille; je me remets donc au volant, en pijama, Dominique restant au lit… Nous finirons par nous installer dans une petite rue très calme; notre sommeil ne sera plus troublé que par quelques aboiements sporadiques.
Nous reprenons la route jusqu’à Tolhuin sous la pluie. Puis l’asphalte fait place au ripio, assez dur, et la pluie fait place à la neige! Nous passons un col (Garibaldi) à 430m, sous la neige…Nous en sommes tout excités. L’arrivée à Ushuaia est joyeuse, sous le soleil. On descend vers le canal de Beagle, montagnes abruptes et bien enneigées derrière nous et en face, le Chili, encore plus sauvage.
JP et Geny trouvent de justesse un appart-hotel ( avec salle de séjour et cuisine, ce qui permet de nous retrouver tous plus confortablement pour boire ou diner). Nous prenons les photos d’usage devant le panneau Ushuaia (54deg, 43sec, Lat Sud), “Fin del Mundo” ou “La ciudad la mas austral del mundo” . La ville est sympathique, malgrès l’abondance de touristes et de magasins; elle fait penser à un Chamonix au bord de la mer ( nombreux magasins de sports de montagne, avec les voiliers dans le port). Nous réalisons peu à peu que l’objectif de notre voyage est atteint; nous en ressentons une petite fierté ( bien que l’aventure soit à la portée de tout le monde) et en même temps, la nostalgie nous habite. Nous avons conscience que la chance nous a très souvent souri. Il ne nous reste plus qu’à remonter à Santiago en y prenant le plus de plaisir possible.
La visite du Parc National, en bus et à pied, nous donne l’occasion d’admirer de nombreux barrages de castors. Les castors sont absents, mais leurs oeuvres de bucherons sont très apparentes. Quelques oies à tete cendrée, par couples, sont dispersées parmi les herbes hautes, peu farouches; il faut vraiment s’approcher tout près pour les faire réagir…
Le lendemain, une petite marche jusqu’au glacier Martial (800m) nous permet d’avoir une vue plongeante sur Ushuaia et le canal de Beagle et de marcher sur de petits névés. Le temps n’est malheureusement pas fameux. Le chauffeur de taxi nous rappelle qu’ici, le temps peut changer très rapidement; le premier jour nous étions passé de la neige au grand soleil, avant que le soleil ne se cache de nouveau… La visite du musée des indiens est passionnante . Le soir, nous fetons l’anniversaire de Jean Paul, avec champagne chez nous, puis diner pantagruelique avec buffet de cordero asado, boudin, chorizo, steaks,…sans limite! Tout cela bien arrosé de Bianchi Borgoña…Ce sera un bon souvenir pour tous, surtout pour Jean Paul; ce n’est pas tous les jours que l’on peut feter son anniversaire à Ushuaia!
Coucou,c’est nous,
Nous sommes toujours aussi émerveillés par ce que nous vivons.Notre séjour à Ushuaia a été comme un rêve:être au bout du monde,dans cette ville mythique.Tout bouge au Chili et en Argentine mais à Ushuaia c’est encore plus net. Le développement de ces pays est extraordinaire. La marche dans le Parque Nacional nous a permis de croiser divers animaux, come deux belles oies perdues dans un joli lac un peu retiré des sentiers battus.
Nous commencons à regret notre remontée vers le Nord, mais sachant que d’autres paysages et d’autres aventures nous attendent, ce n’est pas insurmontable.
Ce soir nous prenons le bateau et là….. :-)
Si le beau temps nous accompagne toujours, nous aurons la chance d’être une fois de plus éblouis par les paysages de montagnes enneigées et de glaciers magnifiques tombant dans des eaux émeraudes.
Jean-Paul a fêté ses 62 ans à Ushuaia très dignement comme il se doit; c’est une chance pour lui . Au fait,nous avons un diplome délivré par Informaciones Touristicas!!!! Comme quoi nous sommes bien descendus jusqu’à eux.
Hasta la vista!!!!!
Geny
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