
,Journal Alaska Terre de Feu 26 juillet
Apres une nuit de camping, mais dans la cour d’un hotel très chouette ( voir photos), nous visitons le site d’El Tajin dans la fraicheur relative du matin (il pleut legèrement ) ; tout est calme ; peu de monde, la foret commence au bord des ruines, ajoutant au plaisir de découvrir ces lieux magiques. Nous avons avec nous un bon guide ( Andrew Coe) qui nous accompagne dans cette plongée dans le monde Totonac. Ce sont les champions du jeu de Balle ( Il y a 19 terrains bordés de tribunes) et l’ont apparemment exporté aux Mayas et tous les suivants. Belles illustrations sur la mythologie associée à ce jeu. En sortant, nous avons la chance d’assister à un show de Voladores : 4 danseurs montent en haut d’un mat d’une trentaine de metres, suivi d’un musicien. Quand tout le monde est installé, le musicien commence à jouer de la flute lentement, puis plus rapidement ; il prend des positions acrobatiques, comme un salut en arriere, pour chaque point cardinal ; il tape alors sur un tambour ( tout en continuant a jouer de sa flute…). Cela dure une bonne dizaine de minutes quand vient le moment merveilleux où les quatres danseurs s’élancent en arrière, attachés par une corde qu’ils ont nouée à la taille et qu’ils déroulent lentement , alors que le cadre auquel ils sont suspendus tourne ( avec le musicien au centre et qui joue de sa flute…), jusqu’à terre.
Besoin de repos après ces émotions, nous decidons d’aller nous installer sous les cocotiers de la cote ( Costa Esmeralda, entre Tampico et Vera Cruz). La plage est de sable gris ( la region est très volcanique) et l’eau n’est pas très claire ( comme à Galveston) mais il fait bon, il y a deux piscines et les tenanciers sont très gentils. Nous y restons deux nuits et cela fait du bien. Comme j’ai de grosses suées, Dominique me traine chez le docteur à Xalapa ( Capitale de l’E tat de Vera Cruz). Rien de grave ( pas encore la malaria…) et nous allons visiter le magnifique musée Anthropologique de Xalapa. Magnifique comme disposition, eclairage, et mise en valeur des scuptures et objets. Surtout sur les Olmeques, qui sont les inventeurs du compte long, mais celebres pour leurs sculptures de tetes énormes ( 2 metres de diametre). Malheureusement, les indications du guide sont encore fausses ( ou depassées) et le musée ferme à 5 heures au lieu de 6 ! J’allais oublier notre première expérience de ranconnage par la police : Le matin, j’ai passé une intersection ( à une heure de gros traffic) ,alors que la fleche verte, m’autorisant de tourner à gauche, clignotait ( ce qui annonce qu’elle va s’eteindre). Un policier m’a fait signe de m’arreter et m’a expliqué que j’étais passé au rouge. Discussion. Finalement, il s’approche de ma fenetre, et me dit qu’il lui faut une petite gratification ; Dominique explose et parle tres fort de corruption ; il a l’air ennuyé et prend l’air d’un chien battu ; je lui donne un billet de 50 pesos ;Dominique estime que j’aurais du aller au poste de police….Difficultés pour trouver les médicaments ; finalement ,nous allons à Wal Mart et là nous trouvons le générique( Merci à Maria Teresa) ; Dominique en profite pour demander l’autorisation de nous parquer pour la nuit sur le parking ; Et c’est ce que nous faisons. Belle vue sur cette ville, batie sur des collinnes et très proche d’un volcan ( dont nous verrons les pentes enneigées le lendemain matin ; sommet à 4300 metres).
Maintenant, il faut rouler. Plus de 500 km jusqu’à Villa Hermosa et pas grand-chose impliquant une étape sur le chemin ( peut etre injuste pour la region des Tuxtlas…). Heureusement, ce sont des autopistas ( plus de 450 pesos de péages) et généralement avec des chaussées de bonne qualité.J’ai beaucoup de mal à retrouver l’hotel que je connais bien à VHMSA et nous faisons une visite de la ville avant de nous resigner á prendre le premier hotel ( Cencali) venu. Surprise : juste à coté , je reconnais mon hotel ; C’est le Hyatt ! Malheureusement la piscine est en nettoyage et fermée deux jours ; nous nous posons donc au Cencali. Propre, cher, décoration soignée, cuisine quelconque ( sauf petit Dejeuner et les Steaks) ; Dominique se jette sur la salsa Mexicana ( tomates, oignons, coriandre, piments + citron vert que nous rajoutons) ; avec la Margarita, cela passe très bien !
Je passe la matinée chez Dodge pour compléter la révision et faire réparer le tuyau d’échappement du générateur .Dominique se dore à la piscine et nous allons ensemble visiter le Musée d’ Anthropologie ( belles pièces sur toutes les regions et toutes les époques ; mal organisé, mal disposé, mal expliqué ; manque de moyens ; ce musée n’a pas été rénové depuis sa création dans les années 80). Nous partons un peu reposés le lendemain en fin de matinée pour Palenque. Route correcte, chaleur lourde qui annonce l’orage. Nous trouvons facilemrnt un des trailer parks( le Maya Bel) avec piscine et restaurant. La piscine est superbement située, entourée de grands arbres et de fleurs inconnues (de Dominique) ; bien qu’un peu trouble et très fréquentée, nous allons faire un plouf dans cette eau rafraichissante. Nous ne sommes que deux RV dans le park ; nous commencons à réaliser que le Mexique n’est pas vraiment passé à la culture RV. C’est rarement facile de trouver ce genre de lieu avec tous les branchements nécessaires et quand ils existent, ils n’ont pas été entretenus…
Palenque : Après un orage tropical qui a duré toute la nuit, le matin se leve sur les temples encore embrumés. Nous sommes arrivés tot heureusement ; nous pouvons prendre un guide (Vincente) jeune et sympathique, qui nous donnera beaucoup de temps pour visiter certaines parties que nous n’avions pas vu en 2000 ; Deception, le temple des inscriptions est encore interdit de visite ! Changement : les marchands sont maintenant admis dans les ruines ; dommage ! Nous poursuivons notre route vers San Cristobal (de las Casas), nous arretant pour dejeuner à Agua Azul : magnifiques serie de chutes d’une quinzaine de metres ( cumulé de 100 metres) envahies de Restaurants, marchands de souvenirs et de touristes (surtout Mexicains). L’eau est malheureusement couleur chocolat et n’invite pas à la baignade (d’ailleurs dangereuse comme en témoignent les nombreuses croix dressées sur la berge…). Route sinueuse, mais magnifiques paysages jusqu’à San Cristobal. Nous arrivons sous des trombes d’eau et nous installons pour une nuit au Rancho San Nicolas ; nous sommes les seuls. Dominque n’est pas rassurée, d’autant plus que les « cabanas » sont occupées par une secte dans son exercice preféré : le recrutement de nouveaux disciples. Les hommes pleurent et se frappent, consolés par leur parrain. Nuit tranquille seulement troublée par quelques pétarades ( premices de la fete de San Cristobal, le 25 ?).Nous avons atteint les 10000 miles depuis Anchorage.
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